Cher.e.s ami.e.s,
J’espère que vous allez bien malgré cet été éprouvant. Si les températures ont baissé, l’effondrement climatique continue à juste titre de nous inquiéter. Pour ma part, ces canicules ont encore plus renforcé ma détermination : Le Refuge du Plessis, un espace où l’on pratique le dharma et l’on protège la vie dans un souci de résilience et d’autonomie, est non seulement un projet pertinent mais devient urgent à finaliser. Il nous faut donc redoubler d’efforts.
En 2013, j’ai écrit un livre intitulé Le bouddhisme engagé (aux Éditions du Seuil). Son écriture a profondément changé ma perception du monde et m’a conduit directement jusqu’au Refuge. Pour le rédiger, j’avais lu nombre d’analyses économiques, sociales et politiques, mais une lecture, à elle seule, a eu un rôle décisif. Il s’agissait du rapport Brundtland publié en 1987 par l’ONU, après trois ans de travaux et de recherche confiés à des chercheurs de tous horizons. Ce rapport qui s’adressait aux gouvernements de tous les pays faisait un constat sans appel des dérèglements à venir ; il ne contentait pas d’un état des lieux, il proposait des solutions concrètes. Le lisant vingt-cinq ans après sa publication, force était de constater que rien n’avait vraiment été mis en place de manière concertée et organisée, et que les désordres n’avaient fait qu’empirer. Cette impossibilité de mettre en place des politiques efficaces était saisissante et obligeait a minima à la réflexion. Aujourd’hui, en 2026, la situation s’est encore plus dégradée et il paraît peu probable que les prises de conscience soient en capacité de modifier en profondeur les systèmes économiques et sociaux qui endommagent non seulement la Terre, mais tous les êtres qui l’habitent. Il s’agit d’un simple constat réaliste et non point d’un pessimisme. Pour les disciples du Bouddha, le monde dans lequel nous vivons s’appelle Shaba, autrement dit « le monde de l’endurance » car chacun y endure la souffrance. Nous n’avons d’autre issue que de plonger dans ce monde souffrant et de prendre soin de la vie.
Le programme du second semestre
Notre communauté poursuivra ses activités avec notamment :
- Une retraite samu (travail collectif de mise en valeur du Refuge) du lundi 21 septembre au vendredi 25 septembre.
- Une retraite de méditation, le 26 et le 27 septembre.
- Une retraite samu du lundi 26 octobre au vendredi 30 octobre.
- Une retraite consacrée à la cuisine zen (shôjin ryori) le 31 octobre et le 1er novembre.
- Une retraite samu du lundi 23 novembre au vendredi 27 novembre.
- Une retraite de couture (fukudenkai), les 28 et 29 novembre.
- La traditionnelle retraite de rôhatsu aura lieu du mardi 1er décembre au jeudi 8 décembre au matin.
- Une retraite samu du 28 au 31 décembre qui sera suivi du passage à la nouvelle année le 31 décembre au soir.
Nous soutenir
Les travaux de rénovation du moulin ont continué ce printemps et cet été, essentiellement sur deux fronts, la rénovation de la pièce principale qui deviendra notre future salle de méditation et la rénovation de la partie technique. Dans la pièce principale, les murs sont très abîmés et il faut parfois les déconstruire pour les reconstruire de façon durable. C’est un travail long. En ce moment, nous changeons la plus grande partie des solives dans la partie technique. Le plancher sera installé cet hiver.
Nous avons une page dédiée sur le site de financement participatif HelloAsso avec un état complet du projet de restauration (vidéo et photos). C’est ici.
Pour l’instant, la première tranche de travaux n’est financée qu’à 16% (4.308 euros collectés pour un objectif de 27.000 euros), ce qui est insuffisant. N’hésitez pas à nous soutenir même de quelques euros. Vous pouvez également nous soutenir par un don régulier ou ponctuel. Il y a une page dédiée à cet effet toujours sur HelloAsso. C’est ici.
Poursuite des programmes en ligne
L’année dernière, j’ai réactualisé et remis en place le programme Toucher le cœur, un programme d’accompagnement à la pratique du zen à distance sur neuf mois. Je continuerai cette année. Vous trouverez toutes les informations utiles sur la page dédiée (cliquez).
J’avais également mis en place des partage zoom qui ont réuni entre dix et quinze personnes à chaque réunion. Je les poursuivrai cette année mais à un rythme différent, une fois par mois. J’ai en effet besoin de préparer le partage et je trouvais le rythme de l’année dernière trop contraignant. La prochaine date est fixée au dimanche 20 septembre 2026 à 18h. Je vous remercie de m’indiquer par retour de mail si vous souhaitez y participer. Cela concerne même les personnes qui ont participé très régulièrement aux réunions l’année passée. J’étais un peu mal à l’aise avec le fait que certaines personnes inscrites n’y participaient pas sans plus donner de nouvelles. Si vous souhaitez donc vous joindre à nous et que vous n’êtes pas disponible un jour donné, je vous remercie de m’en informer simplement.
Appel à candidature
Le Refuge se trouve dans une ZNIEFF de type II, une « zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique » (en savoir plus) dotée d’une richesse animale et végétale. On y trouve des espèces protégées comme le lézard vert, mais aussi beaucoup d’oiseaux comme l’alouette lulu, l’alouette des champs, la fauvette grisette ou la locustelle tachetée. La plus grande partie du domaine est constituée de bois et de sous-bois, des chênes pédonculés, des bouleaux, des peupliers, des frênes, des érables, des noisetiers, des noyers, des ormes, etc. À l’horizon 2050, les chercheurs prévoient que la plus grande partie de ces arbres ne survivront pas à l’effondrement climatique. Déjà les saules meurent les uns après les autres, un ou deux chaque année ; il y a quelques semaines un immense saule de 30 mètres de haut est tombé d’un coup, heureusement sans faire de dégâts. J’envisage donc de planter de nouveaux arbres plus adaptés au climat à venir. C’est un travail sur le long terme avec des plantations à effectuer chaque année. Idéalement, un tel projet devrait se faire en concertation avec l’Office Français de la Biodiversité et les collectivités locales. Les travaux sur les bâtiments accaparent tout mon temps et je n’ai pas le temps matériel de travailler sur cette question pourtant si importante. Si l’une ou l’un d’entre vous avait l’envie de s’en occuper avec une partie du temps sur place, notamment pour des premières plantations, j’en serais ravi. Votre profil : vous avez une bonne connaissance de l’écologie forestière : un plus : vous êtes déjà venu au Refuge et vous avez une bonne appréciation du terrain et de l’écosystème. Vous pourriez également en profiter pour penser le potager où il faudrait construire des ombrières et prévoir des réserves d’eau. Si vous êtes intéressé.e, écrivez-moi.
Je vous souhaite d’être porté par la vaillance et la clarté de l’esprit.
Les mains jointes,
Jiun (Éric Rommeluère)
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